Selon Esther Benbassa, sénatrice EELV, « La majorité des prostituées dites «traditionnelles» sont françaises et en auto-entreprise »

Selon Esther Benbassa, sénatrice EELV, « La majorité des prostituées dites «traditionnelles» sont françaises et en auto-entreprise »

 

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Suite à l’abrogation du délit de racolage passif par le Sénat le 29 Mars 2013 , la sénatrice EELV Esther Benbassa, qui avait milité en ce sens, livre une interview à la version internet du magazine Elle le 29 mars 2013. La sénatrice du Val de Marne déclare que la majorité des personnes prostituées sont françaises et avec un statut d’auto-entrepreneur. Objection!

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Paris, Minitel, Daft Punk: le numérique vu par Aurélien Bellanger

Paris, Minitel, Daft Punk: le numérique vu par Aurélien Bellanger

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Par Claire Estagnasié et Simon Buisson le 25/04/2013

Existe t-il à l’image de la fameuse Carte du tendre, une carte du Paris Numérique ? C’est la question que nous avons posée à Aurélien Bellanger.  Jeune auteur de la Théorie de l’Information, événement littéraire de la rentrée 2012, il retrace dans son roman, le parcours de Pascal Ertanger, geek devenu patron d’Ithaque,  une des plus grandes entreprises du numérique en France. A travers ce récit, librement inspiré de l’expérience de Xavier Niel, fondateur de Free, c’est toute l’histoire du numérique français, du Minitel, symbole d’une économie dirigée à l’éclosion des start-up du net. Une histoire qui débouche sur un constat : « les politiques publiques dans le domaine du numérique sont inefficaces ».

>>> Blog des étudiants de Sciences Po :  Paris, capitale numérique ?

Paris-Saclay, l’autre Pari(s) numérique

PARIS-SACLAY, L’AUTRE PARI(S) NUMÉRIQUE

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Alors que le projet de Paris capitale numérique  proposé par Fleur Pellerin a pour but affiché de rivaliser avec les clusters internationaux comme la Silicon Valley, il pourrait rentrer en concurrence avec Paris-Saclay, œuvre du gouvernement précédent. Reportage au sein d’un des projets les plus ambitieux du Grand Paris.

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Mythes et réalités de la garçonne

« Jadis, Dalila émasculait Samson en lui coupant les cheveux. Aujourd’hui, elle croit se viriliser, en raccourcissant les siens ! » : ces mots issus du roman de Victor Margueritte , La Garçonne, paru en 1922 , ont lancé la mode des cheveux courts chez les femmes . Ce best-seller, qualifié de « pornographique » par les critiques de l’époque, a valu à son auteur d’être radié de la Légion d’Honneur, le 2 janvier 1923, accusé de décrire les « scène de débauche les plus répugnantes », par décret du président de la République Alexandre Millerand.

L’histoire de la Garçonne a accompagné une véritable révolution des mœurs et des modes puisque en 1925, soit 3 ans après la sortie de l’ouvrage, un tiers des françaises portent les cheveux courts. Les corsets et robes longues font place aux pantalons, blazers, ou robes fluides, et aux maquillages prononcés. Les cheveux représentant dans la plupart des sociétés le symbole de la féminité, pouvant être rapproché du voile à certains égards, le fait de se couper les cheveux est devenu emblématique de la mode « garçonne ». Ainsi, à l’inverse, Pierre Bourdieu notait dans La domination masculine que les jeunes garçons kabyles se faisaient couper les cheveux au poignard pour les séparer symboliquement de leur mère et les « viriliser ».

Pourtant, le phénomène de la « garçonne » se définit plus comme un précurseur du féminisme qu’une mode vestimentaire. Suivant l’exemple de Monique Lherbier, l’héroïne du roman de Victor Margueritte, les femmes aspirent à être les égales des hommes : elles travaillent, conduisent, fument, ont une vie sexuelle libérée avec des liaisons multiples ou homosexuelles, passent leurs nuits aux dancings et goutent à l’opium. Dans le roman, Monique Lherbier est une jeune fille bourgeoise qui, trahie par son fiancé, transgresse les interdits moraux d’alors, faisant fi de sa « réputation ». Le roman dresse un portait au vitriol de l’hypocrisie des mœurs de la haute société parisienne.

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Couverture de La garçonne, roman de Victor Margueritte (1922)

Présenté par les éditions Flammarion comme « le roman le plus scandaleux qu’on ait jamais écrit », La Garçonne est devenu l’objet littéraire symbolique des Années Folles. Les « garçonnes » des années 1920 étaient-elle des précurseuses des mouvements féministes d’aujourd’hui ou un phénomène de mode passager ?

 Le terme même de « garçonne »,apparu sous la plume de Joris-Karl Huysmans en 1880, n’a été popularisé qu’avec le roman de Victor Margueritte. Ce néologisme a été largement repris pour désigner un mouvement d’émancipation des femmes de 1919 au crach boursier de 1929, notamment à Paris. Coco Chanel a été l’une des figures de proue du phénomène garçonne, qui ne désigne pas seulement une mode vestimentaire mais surtout une libéralisation des mœurs et un rejet du patriarcat de la société.

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Les Petites Poules de Paris : Immersion dans les coulisses d’un cabaret new burlesque

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Les Petites Poules de Paris, mis en scène par Guënael Dumur

Issu de la contre culture aux Etats-Unis dans les années 1990, le « néo-burlesque » emprunte au strip-tease et à la mode fifties, harmonisé d’une touche d’humour. Le film  Tournée de Mathieu Amalric a remis au goût du jour ce style de performance scénique.

Reportage audio dans les coulisses des Petites Poules de Paris, un spectacle mis en scène par une troupe de jeunes comédiens à l’Atelier Théâtre de Montmartre .

>> Ecouter ici :

 

 

Nadia Finkielman, 74 ans et slameuse : « Je suis un concept »

Elle n’est pas de la génération de Grand Corps Malade, et pourtant, elle « slame ». Cet art oratoire, à tort souvent assimilé à du rap, se révèle être une nouvelle forme de partage intergénérationnel. Rencontre avec Nadia Finkielman, 74 ans, peintre, chanteuse et aussi… slameuse.

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Nadia Finkielman (DR)

27, rue de la Grange-aux-Belles, Nadia Finkielman ouvre la porte en ferraille de sa maison , «  un ancien restaurant dont personne ne voulait, acheté une bouchée de pain, où il a fallu tout refaire ». Aujourd’hui, ce lieu éclectique symbolise les mille et une facettes de sa vie d’artiste : une partie « atelier » où s’enchevêtrent pêle mêle les toiles lumineuses, un vaste séjour confortable, surmonté d’une mezzanine que Nadia a aménagée en guise de chambre.

Elle va bientôt fêter son 74ème anniversaire, mais elle en paraît quinze de moins. Souriante, elle est vêtue de noir et d’un gilet en flanelle bleu, d’un style ressemblant  plus à Catherine Deneuve qu’à une icône du slam. Pourtant, Nadia n’hésite pas à monter sur scène pour partager ses textes. Elle est même devenue l’égérie du Down Town Café, ce bar du 11ème arrondissement de Paris où chaque lundi se déroulent des scènes ouvertes de slam, puisque elle a écrit l’hymne de ce repère de slameurs convaincus. Contrairement aux idées reçues, cette discipline importée des Etats-Unis n’est pas une variante du rap ou du hip hop, mais un art oratoire visant à démocratiser la poésie en éliminant les barrières :  culturelles, sociales, mais aussi générationnelles. Lire la suite « Nadia Finkielman, 74 ans et slameuse : « Je suis un concept » »