Mythes et réalités de la garçonne

« Jadis, Dalila émasculait Samson en lui coupant les cheveux. Aujourd’hui, elle croit se viriliser, en raccourcissant les siens ! » : ces mots issus du roman de Victor Margueritte , La Garçonne, paru en 1922 , ont lancé la mode des cheveux courts chez les femmes . Ce best-seller, qualifié de « pornographique » par les critiques de l’époque, a valu à son auteur d’être radié de la Légion d’Honneur, le 2 janvier 1923, accusé de décrire les « scène de débauche les plus répugnantes », par décret du président de la République Alexandre Millerand.

L’histoire de la Garçonne a accompagné une véritable révolution des mœurs et des modes puisque en 1925, soit 3 ans après la sortie de l’ouvrage, un tiers des françaises portent les cheveux courts. Les corsets et robes longues font place aux pantalons, blazers, ou robes fluides, et aux maquillages prononcés. Les cheveux représentant dans la plupart des sociétés le symbole de la féminité, pouvant être rapproché du voile à certains égards, le fait de se couper les cheveux est devenu emblématique de la mode « garçonne ». Ainsi, à l’inverse, Pierre Bourdieu notait dans La domination masculine que les jeunes garçons kabyles se faisaient couper les cheveux au poignard pour les séparer symboliquement de leur mère et les « viriliser ».

Pourtant, le phénomène de la « garçonne » se définit plus comme un précurseur du féminisme qu’une mode vestimentaire. Suivant l’exemple de Monique Lherbier, l’héroïne du roman de Victor Margueritte, les femmes aspirent à être les égales des hommes : elles travaillent, conduisent, fument, ont une vie sexuelle libérée avec des liaisons multiples ou homosexuelles, passent leurs nuits aux dancings et goutent à l’opium. Dans le roman, Monique Lherbier est une jeune fille bourgeoise qui, trahie par son fiancé, transgresse les interdits moraux d’alors, faisant fi de sa « réputation ». Le roman dresse un portait au vitriol de l’hypocrisie des mœurs de la haute société parisienne.

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Couverture de La garçonne, roman de Victor Margueritte (1922)

Présenté par les éditions Flammarion comme « le roman le plus scandaleux qu’on ait jamais écrit », La Garçonne est devenu l’objet littéraire symbolique des Années Folles. Les « garçonnes » des années 1920 étaient-elle des précurseuses des mouvements féministes d’aujourd’hui ou un phénomène de mode passager ?

 Le terme même de « garçonne »,apparu sous la plume de Joris-Karl Huysmans en 1880, n’a été popularisé qu’avec le roman de Victor Margueritte. Ce néologisme a été largement repris pour désigner un mouvement d’émancipation des femmes de 1919 au crach boursier de 1929, notamment à Paris. Coco Chanel a été l’une des figures de proue du phénomène garçonne, qui ne désigne pas seulement une mode vestimentaire mais surtout une libéralisation des mœurs et un rejet du patriarcat de la société.

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Nadia Finkielman, 74 ans et slameuse : « Je suis un concept »

Elle n’est pas de la génération de Grand Corps Malade, et pourtant, elle « slame ». Cet art oratoire, à tort souvent assimilé à du rap, se révèle être une nouvelle forme de partage intergénérationnel. Rencontre avec Nadia Finkielman, 74 ans, peintre, chanteuse et aussi… slameuse.

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Nadia Finkielman (DR)

27, rue de la Grange-aux-Belles, Nadia Finkielman ouvre la porte en ferraille de sa maison , «  un ancien restaurant dont personne ne voulait, acheté une bouchée de pain, où il a fallu tout refaire ». Aujourd’hui, ce lieu éclectique symbolise les mille et une facettes de sa vie d’artiste : une partie « atelier » où s’enchevêtrent pêle mêle les toiles lumineuses, un vaste séjour confortable, surmonté d’une mezzanine que Nadia a aménagée en guise de chambre.

Elle va bientôt fêter son 74ème anniversaire, mais elle en paraît quinze de moins. Souriante, elle est vêtue de noir et d’un gilet en flanelle bleu, d’un style ressemblant  plus à Catherine Deneuve qu’à une icône du slam. Pourtant, Nadia n’hésite pas à monter sur scène pour partager ses textes. Elle est même devenue l’égérie du Down Town Café, ce bar du 11ème arrondissement de Paris où chaque lundi se déroulent des scènes ouvertes de slam, puisque elle a écrit l’hymne de ce repère de slameurs convaincus. Contrairement aux idées reçues, cette discipline importée des Etats-Unis n’est pas une variante du rap ou du hip hop, mais un art oratoire visant à démocratiser la poésie en éliminant les barrières :  culturelles, sociales, mais aussi générationnelles. Lire la suite « Nadia Finkielman, 74 ans et slameuse : « Je suis un concept » »

Le slam, créateur de lien social intergénérationnel

Un Vendredi soir par mois, la Société des Poètes Français accueille des soirées slam dans ses locaux rue Monsieur Leprince dans le 6ème arrondissement de Paris. L’association Univers Slam y organise une scène ouverte. Cet art oratoire, à tort souvent assimilé à du rap, se révèle être une nouvelle forme de partage intergénérationnel.

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Michel Dréano, alias « Dreano San » , lors d’un concours de slam en septembre 2012 (Crédit Photo : Michel Dréano)

Dans la salle aux murs blancs trop crus, les visages souriants des participants encouragent ceux qui se lancent. Ils sont onze ce soir, tous réunis par leur amour des mots et du beau. Lire la suite « Le slam, créateur de lien social intergénérationnel »

Quant la Scientologie recrute grâce à un test de personnalité sur Internet.

La Scientologie investit Internet pour recruter de potentiels adeptes. Sur le moteur de recherche Google, «l’Oxford Capacity Analysis » truste les premières places du référencement. Ce test fait partie de la stratégie de séduction 2.0 de l’Eglise de Scientologie, qui fait parti des 173 mouvements identifiés comme sectaires par le rapport de la Commission d’Enquête Parlementaire sur les sectes rendu le 22 décembre 1995.

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Gérard Depardieu toujours présent dans l’esprit des commerçants de la rue du Cherche-Midi

FRANCE – PARIS –CINÉMA – CELEBRITÉS

Gérard Depardieu toujours présent dans l’esprit des commerçants de la rue du Cherche-Midi (REPORTAGE).

Paris, 4 fév 2013 – L’acteur Gérard Depardieu , qui a suscité une polémique en décembre 2012 suite à son départ de France, a gardé une empreinte forte rue du Cherche-Midi à Paris dans le 6ème arrondissement, où il possède quatre établissements.

Les rumeurs disent Gérard Depardieu parti, or les commerçants sont nombreux à le croiser encore. L’artiste français, récemment naturalisé russe, est propriétaire dans la rue du Cherche-Midi de l’Hôtel de Chambon depuis 1994, mais aussi d’un restaurant, d’une poissonnerie et d’une épicerie fine japonaise. Priscilla, gérante du « Bien Décidé », le restaurant de l’acteur, raconte que « Gérard vient souvent nous saluer, il est même venu déjeuner. Il vient de partir il y a dix minutes ».  Lire la suite « Gérard Depardieu toujours présent dans l’esprit des commerçants de la rue du Cherche-Midi »

Les soldes concurrencés par des nouveaux modes de ventes

À presque quatre semaines du lancement des soldes d’hiver, le bilan est mitigé. Selon l’Ipsos, 45% des Français ont affirmé qu’ils dépenseront moins qu’auparavant en 2013. La crise du pouvoir d’achat est passé par là, mais surtout de nouveaux modes de ventes, comme les soldes flottants.

 

Il n’est pas rare de voir affiché -80% sur les vitrines. Cet hiver, les remises sont exceptionnelles par rapport aux années précédentes. Selon Bouchra, 38 ans, gérante d’un magasin de chaussures Cosmo Paris dans le 6ème arrondissement, « la montée des soldes flottants associés à la crise nuisent aux vrais soldes, surtout depuis six mois. Les clients ne sont plus près à payer un article au prix fort alors qu’ils savent qu’à n’importe quel moment de l’année ils pourront se le procurer à -50% ». Selon le CEDEF (Centre de Documentation Economie-Finance), les « périodes complémentaires de soldes », plus couramment appelés soldes flottants consistent à autoriser les commerçants à organiser dans l’année deux semaines de soldes supplémentaires. Ainsi, à tout moment de l’année, les clients peuvent se procurer des articles soldés.

Pour aller plus loin, reportage vidéo avec Simon Buisson (JRI ) et Claire Estagnasié ( rédactrice ) :

 

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L’insuffisance de l’hébergement d’urgence : plus d’une personne sur 2 reste sans solution

Selon le baromètre annuel de la FNARS publié début janvier, le 115, le numéro d’urgence pour les sans abris, est saturé. Eric Molinié, président du Samu Social de Paris, a indiqué au journal Le Parisien que toutes les familles sans abris étaient hébergées. Pourtant, de nombreuses personnes restent sans solution.  Lire la suite « L’insuffisance de l’hébergement d’urgence : plus d’une personne sur 2 reste sans solution »