SECRET WALLS : QUAND LE STREET ART S’INVITE … DANS UN BAR

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On 15/04/2015 by BleatMag

Une toile vierge, des marqueurs, des pinceaux et de la peinture noire : telles sont les seules armes autorisées lors des soirées Secret Walls, des compétitions de street art dans un bar. Pendant 90 minutes, deux artistes issus de l’art urbain s’affrontent en dessinant, sous les encouragements du public et du son électro d’Andhim ou Frivolous.

Une toile de 195×115, des marqueurs, de la peinture noire et… des bières. Battle is ready.
Une toile de 195×115, des marqueurs, de la peinture noire et… des bières. Battle is ready. © Claire Estagnasié

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Secret Walls Paris : une battle de street art dans un bar

urban art paris

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Après Lyon en 2014, Secret Walls débarque à Paris, ce mercredi 25 mars 2015. Seul événement en France de création artistique en live, ce concept est né à Londres en 2006. Au début confidentielles, les soirées Secret Walls se retrouvent aujourd’hui aussi bien à Chicago qu’à Moscou, en passant par Hong Kong. C’est d’ailleurs après avoir vécu quelques mois au sein de la perle de l’Orient que Pierre et Valentin, étudiants en école de commerce, ont repris l’initiative en France.

A gauche, Oji. et son autoportrait « He wanna test…you gonna taste ». A droite,  Mister Pee et son allégorie au retour à la Nature et à la part animal de l’humain. © Claire Estagnasié
A gauche, Oji. et son autoportrait « He wanna test…you gonna taste ». A droite, Mister Pee et son allégorie au retour à la Nature et à la part animal de l’humain. © Claire Estagnasié

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Nadia Finkielman, 74 ans et slameuse : « Je suis un concept »

Elle n’est pas de la génération de Grand Corps Malade, et pourtant, elle « slame ». Cet art oratoire, à tort souvent assimilé à du rap, se révèle être une nouvelle forme de partage intergénérationnel. Rencontre avec Nadia Finkielman, 74 ans, peintre, chanteuse et aussi… slameuse.

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Nadia Finkielman (DR)

27, rue de la Grange-aux-Belles, Nadia Finkielman ouvre la porte en ferraille de sa maison , «  un ancien restaurant dont personne ne voulait, acheté une bouchée de pain, où il a fallu tout refaire ». Aujourd’hui, ce lieu éclectique symbolise les mille et une facettes de sa vie d’artiste : une partie « atelier » où s’enchevêtrent pêle mêle les toiles lumineuses, un vaste séjour confortable, surmonté d’une mezzanine que Nadia a aménagée en guise de chambre.

Elle va bientôt fêter son 74ème anniversaire, mais elle en paraît quinze de moins. Souriante, elle est vêtue de noir et d’un gilet en flanelle bleu, d’un style ressemblant  plus à Catherine Deneuve qu’à une icône du slam. Pourtant, Nadia n’hésite pas à monter sur scène pour partager ses textes. Elle est même devenue l’égérie du Down Town Café, ce bar du 11ème arrondissement de Paris où chaque lundi se déroulent des scènes ouvertes de slam, puisque elle a écrit l’hymne de ce repère de slameurs convaincus. Contrairement aux idées reçues, cette discipline importée des Etats-Unis n’est pas une variante du rap ou du hip hop, mais un art oratoire visant à démocratiser la poésie en éliminant les barrières :  culturelles, sociales, mais aussi générationnelles. Lire la suite « Nadia Finkielman, 74 ans et slameuse : « Je suis un concept » »

Le slam, créateur de lien social intergénérationnel

Un Vendredi soir par mois, la Société des Poètes Français accueille des soirées slam dans ses locaux rue Monsieur Leprince dans le 6ème arrondissement de Paris. L’association Univers Slam y organise une scène ouverte. Cet art oratoire, à tort souvent assimilé à du rap, se révèle être une nouvelle forme de partage intergénérationnel.

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Michel Dréano, alias « Dreano San » , lors d’un concours de slam en septembre 2012 (Crédit Photo : Michel Dréano)

Dans la salle aux murs blancs trop crus, les visages souriants des participants encouragent ceux qui se lancent. Ils sont onze ce soir, tous réunis par leur amour des mots et du beau. Lire la suite « Le slam, créateur de lien social intergénérationnel »

Rendre l’art abordable ?

L’art élitiste ? Pas pour la Bellevilloise. Depuis 2009, la salle parisienne organise le Salon de l’Art abordable, un week end unique où les artistes peuvent vendre à prix d’atelier leurs oeuvres et discuter avec les amateurs. Une initiative qui vise à démocratiser l’art malgré des prix qui peuvent rester élevés.

Par Claire Estagnasié ( rédactrice ) et Simon Buisson ( JRI )

Ne passez plus sans les voir !

Ne passez plus sans les voir !

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Par Claire Estagnasié pour Nice Matin – 19/07/2012

Portraits d’’été : Tous les jours, gratuitement, ils asssurent le spectacle. Qui sont-ils vraiment ?

Un bandit des mers couvert d’or. Un petit air
de Johnny Depp version Pirates des Caraïbes.
L’été, Jorge Lautorio, 35 ans, chilien, se fige
rue Masséna à partir de 13 heures. On peine
à distinguer ses traits sous son lourd maquillage
doré qu’il assure mettre en « solamente
10 minutas » (seulement 10 minutes).
Une fillette passe, il fait une risette, dégaine
son revolver, mime un grand geste avec son
épée, puis la salue d’un coup de chapeau à
plume. Avec un large sourire charismatique,
il présente « su oficina », son bureau : un pot
de terre remplie de mégots et de papiers.
S’il apprécie son métier, c’est d’abord parce
qu’il aime se sentir libre. « J’adore voyager,
je suis déjà allé dans plein de pays, même si
j’ai un fils de 12 ans à Santiago », confie-t-il.
Il est prêt à tous les sacrifices pour préserver
son indépendance : « Je ne dépends de
personne, je n’ai pas de patron. Mon métier
est fatiguant, il fait très chaud la journée, mais
ça me plaît de ne pas recevoir d’ordre. »
Il y a quelques années, il travaillait comme
menuisier au Chili. Tous les hivers, il retourne
en Amérique du Sud.

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