Le big data nous connaît mieux que nous-mêmes : et l’âge exact de la crise de la quarantaine est…

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Tout plaquer et se remettre à écouter de la pop. Le site de streaming Spotify a analysé les données de ses utilisateurs et suggère une corrélation entre changement des goûts musicaux et crise du milieu de vie.

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Interview de François Cauchot, médecin psychiatre. Il exerce aussi à l’hôpital Saint-Anne

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SECRET WALLS : QUAND LE STREET ART S’INVITE … DANS UN BAR

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On 15/04/2015 by BleatMag

Une toile vierge, des marqueurs, des pinceaux et de la peinture noire : telles sont les seules armes autorisées lors des soirées Secret Walls, des compétitions de street art dans un bar. Pendant 90 minutes, deux artistes issus de l’art urbain s’affrontent en dessinant, sous les encouragements du public et du son électro d’Andhim ou Frivolous.

Une toile de 195×115, des marqueurs, de la peinture noire et… des bières. Battle is ready.
Une toile de 195×115, des marqueurs, de la peinture noire et… des bières. Battle is ready. © Claire Estagnasié

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Secret Walls Paris : une battle de street art dans un bar

urban art paris

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Après Lyon en 2014, Secret Walls débarque à Paris, ce mercredi 25 mars 2015. Seul événement en France de création artistique en live, ce concept est né à Londres en 2006. Au début confidentielles, les soirées Secret Walls se retrouvent aujourd’hui aussi bien à Chicago qu’à Moscou, en passant par Hong Kong. C’est d’ailleurs après avoir vécu quelques mois au sein de la perle de l’Orient que Pierre et Valentin, étudiants en école de commerce, ont repris l’initiative en France.

A gauche, Oji. et son autoportrait « He wanna test…you gonna taste ». A droite,  Mister Pee et son allégorie au retour à la Nature et à la part animal de l’humain. © Claire Estagnasié
A gauche, Oji. et son autoportrait « He wanna test…you gonna taste ». A droite, Mister Pee et son allégorie au retour à la Nature et à la part animal de l’humain. © Claire Estagnasié

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Mythes et réalités de la garçonne

« Jadis, Dalila émasculait Samson en lui coupant les cheveux. Aujourd’hui, elle croit se viriliser, en raccourcissant les siens ! » : ces mots issus du roman de Victor Margueritte , La Garçonne, paru en 1922 , ont lancé la mode des cheveux courts chez les femmes . Ce best-seller, qualifié de « pornographique » par les critiques de l’époque, a valu à son auteur d’être radié de la Légion d’Honneur, le 2 janvier 1923, accusé de décrire les « scène de débauche les plus répugnantes », par décret du président de la République Alexandre Millerand.

L’histoire de la Garçonne a accompagné une véritable révolution des mœurs et des modes puisque en 1925, soit 3 ans après la sortie de l’ouvrage, un tiers des françaises portent les cheveux courts. Les corsets et robes longues font place aux pantalons, blazers, ou robes fluides, et aux maquillages prononcés. Les cheveux représentant dans la plupart des sociétés le symbole de la féminité, pouvant être rapproché du voile à certains égards, le fait de se couper les cheveux est devenu emblématique de la mode « garçonne ». Ainsi, à l’inverse, Pierre Bourdieu notait dans La domination masculine que les jeunes garçons kabyles se faisaient couper les cheveux au poignard pour les séparer symboliquement de leur mère et les « viriliser ».

Pourtant, le phénomène de la « garçonne » se définit plus comme un précurseur du féminisme qu’une mode vestimentaire. Suivant l’exemple de Monique Lherbier, l’héroïne du roman de Victor Margueritte, les femmes aspirent à être les égales des hommes : elles travaillent, conduisent, fument, ont une vie sexuelle libérée avec des liaisons multiples ou homosexuelles, passent leurs nuits aux dancings et goutent à l’opium. Dans le roman, Monique Lherbier est une jeune fille bourgeoise qui, trahie par son fiancé, transgresse les interdits moraux d’alors, faisant fi de sa « réputation ». Le roman dresse un portait au vitriol de l’hypocrisie des mœurs de la haute société parisienne.

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Couverture de La garçonne, roman de Victor Margueritte (1922)

Présenté par les éditions Flammarion comme « le roman le plus scandaleux qu’on ait jamais écrit », La Garçonne est devenu l’objet littéraire symbolique des Années Folles. Les « garçonnes » des années 1920 étaient-elle des précurseuses des mouvements féministes d’aujourd’hui ou un phénomène de mode passager ?

 Le terme même de « garçonne »,apparu sous la plume de Joris-Karl Huysmans en 1880, n’a été popularisé qu’avec le roman de Victor Margueritte. Ce néologisme a été largement repris pour désigner un mouvement d’émancipation des femmes de 1919 au crach boursier de 1929, notamment à Paris. Coco Chanel a été l’une des figures de proue du phénomène garçonne, qui ne désigne pas seulement une mode vestimentaire mais surtout une libéralisation des mœurs et un rejet du patriarcat de la société.

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Nadia Finkielman, 74 ans et slameuse : « Je suis un concept »

Elle n’est pas de la génération de Grand Corps Malade, et pourtant, elle « slame ». Cet art oratoire, à tort souvent assimilé à du rap, se révèle être une nouvelle forme de partage intergénérationnel. Rencontre avec Nadia Finkielman, 74 ans, peintre, chanteuse et aussi… slameuse.

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Nadia Finkielman (DR)

27, rue de la Grange-aux-Belles, Nadia Finkielman ouvre la porte en ferraille de sa maison , «  un ancien restaurant dont personne ne voulait, acheté une bouchée de pain, où il a fallu tout refaire ». Aujourd’hui, ce lieu éclectique symbolise les mille et une facettes de sa vie d’artiste : une partie « atelier » où s’enchevêtrent pêle mêle les toiles lumineuses, un vaste séjour confortable, surmonté d’une mezzanine que Nadia a aménagée en guise de chambre.

Elle va bientôt fêter son 74ème anniversaire, mais elle en paraît quinze de moins. Souriante, elle est vêtue de noir et d’un gilet en flanelle bleu, d’un style ressemblant  plus à Catherine Deneuve qu’à une icône du slam. Pourtant, Nadia n’hésite pas à monter sur scène pour partager ses textes. Elle est même devenue l’égérie du Down Town Café, ce bar du 11ème arrondissement de Paris où chaque lundi se déroulent des scènes ouvertes de slam, puisque elle a écrit l’hymne de ce repère de slameurs convaincus. Contrairement aux idées reçues, cette discipline importée des Etats-Unis n’est pas une variante du rap ou du hip hop, mais un art oratoire visant à démocratiser la poésie en éliminant les barrières :  culturelles, sociales, mais aussi générationnelles. Lire la suite « Nadia Finkielman, 74 ans et slameuse : « Je suis un concept » »