Pédophilie : ces aveuglements et tabous qui continuent à alimenter les défaillances

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Pédophilie : ces aveuglements et tabous qui continuent à alimenter les défaillances

De l’enlèvement de Berenyss aux scandales pédophiles au sein de l’Education nationale, de nombreux prédateurs sexuels avaient déjà été identifiés comme tels par la police, laissant entrevoir de graves insuffisances dans leur suivi judiciaire et psychiatrique.

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De nombreux prédateurs sexuels sont déjà identifiés comme tels par la police. Crédit Reuters
De nombreux prédateurs sexuels sont déjà identifiés comme tels par la police. Crédit Reuters

 

Jean-Pierre Bouchard

Jean-Pierre Bouchard est psychologue et criminologue spécialiste des agresseurs et des victimes.

Atlantico : Ce jeudi 30 avril doivent être rendues les conclusions dans les affaires révélées de pédophilie dans l’Education Nationale. On a appris également que l’agresseur présumé de la petite Berenyss avait déjà été condamné pour agression sexuelles sur trois proches, dont ses deux nièces. Comment expliquer le nombre grandissant d’affaires de pédophilie rendues publiques récemment ?

Jean-Pierre Bouchard : Déjà, par pédophilie, il faut entendre la déviance sexuelle d’un adulte qui est attiré érotiquement par les caractéristiques prépubères propres aux enfants. Il y a en fait beaucoup plus de cas de pédophilies que ceux dont on entend parler. C’est ce qu’on appelle le chiffre noir des affaires : on ne connait pas la réalité d’un phénomène puisque beaucoup de cas sont cachés, les victimes ne portent pas toujours plainte. Ce chiffre est potentiellement très important. Les affaires de pédophilie ne sont pas forcément plus nombreuses qu’avant, en revanche on en parle plus dans les médias, ce qui génère un effet loupe, qui peut inciter d’autres victimes à porter plainte également.

Surtout, les affaires de pédophilie ne se résument pas aux cas rocambolesques avec enlèvement, qui sont très médiatisés : ce sont surtout des affaires de famille, ou concernant des personnes de l’entourage proche de la victime. Dans ces cas-là, il est encore plus difficile de porter plainte.

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Marie-Christine Lemardeley (PS) en terrain conquis à l’ENS

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Marie-Christine Lemardeley à l’ENS

Mercredi 29 janvier, 20h40. Les retardataires ont du mal à trouver l’amphithéâtre Rataud de la prestigieuse Ecole Normale Supérieure, rue d’Ulm, pour assister à la réunion publique sur l’Innovation, présidée par Marie-Christine Lemardeley. Pour l’occasion, la candidate PS à la mairie du 5ème arrondissement s’est entourée d’universitaires de renom pour courtiser l’électorat intellectuel du quartier : le généticien Axel Kahn, Jean-Philippe Uzan, mathématicien et directeur adjoint de l’Institut Raymond Poincarré, l’entrepreneur Pierre Vilpoux, ainsi que Pascal Lederer, directeur de recherche au CNRS et membre de la section PCF du 5ème. Union des forces donc, à moins de deux mois du scrutin des municipales, pour « battre la droite » selon Pascal Lederer. Chaque intervenant prend la parole une dizaine de minutes, autour du thème de l’innovation. Entreprenariat, financement de la recherché, investissement… chacun accorde son violon pour convaincre une assemblée d’une cinquantaine de personne majoritairement composée d’universitaires.Lire la suite »

Vincent Peillon veut faire rimer « rentrée économique » et « consommation responsable »

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À trois jours de la rentrée, le ministre de l’éducation nationale Vincent Peillon a appelé à voir se généraliser le « kit collégien ». Vendredi 30 août, accompagné de Dominique Bertinotti, la ministre déléguée à la famille, il s’est rendu au collège Jules Ferry de Mantes-la-Jolie (Yvelines), pour assister à une distribution de kits de fournitures scolaires aux élèves de sixième souhaitant participer à ce dispositif. Une démarche qui a suscité l’enthousiasme des parents d’élève puisque un tiers des familles concernées y ont participé.

Le but ? Réduire la facture des familles lors de la rentrée des classes, qui a augmenté de 0,3% par rapport à 2012 (alors que l’inflation globale est de 0,9%), tandis que l’allocation de rentrée scolaire, a été augmentée de 1,2% cette année.Mais aussi faire gagner du temps aux parents, renforcer le partenariat familles-collège et assurer l’égalité entre les élèves.

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Témoignages de jeunes profs : « J’angoisse plus à l’idée de rencontrer mes futurs collègues que mes élèves »

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Ils seront près de 40 000 nouveaux enseignants à vivre leur première rentrée des classes mardi 3 septembre. Trois d’entre eux racontent leur impatience doublée d’appréhension.

  • « Je me suis souvent entraînée à parler aux élèves dans le miroir de ma salle de bain », par Marie, professeur de français dans un collège public des Yvelines

Enfant, j’ai toujours aimé jouer à la maîtresse. J’ai aussi beaucoup aidé ma sœur cadette à faire ses devoirs. L’année dernière j’ai suivi un master enseignement, après mon master 1 lettres classiques : je voulais avoir une formation orientée vers le concours, avec une dimension pratique, car c’est trop difficile de le passerseule.

Je trouve que la formation des professeurs actuelle est trop légère, trois heures par semaine c’est trop peu pour se sentir à l’aise dans la classe ! Actuellement je suis en stage de pré-rentrée, mais ces quelques jours arrivent trop tard. Heureusement que j’ai fait des stages de mon côté, ça m’a beaucoup aidée. J’avais un tuteur extraordinaire qui m’a accompagnée au début, puis m’a laissée seule face à une classe d’un collège parisien. Il faisait l’appel, et après je faisais cours.

Lors du deuxième jour de stage de pré-rentrée, j’ai un peu changé la vision théorique que j’avais de l’enseignement. Nous avons discuté avec les formateurs de la façon de gérer les difficultés, avec des mises en situation concrètes. Pourconfronter nos approches, nous nous sommes répartis par groupes. Là, je me suis dit que les fiches de renseignement que je comptais demander à mes élèves ne sont pas indispensables, et peuvent même gêner les élèves aux situations familiales compliquées. Je vais plutôt leur demander un petit autoportrait.

Si je réfléchis bien, je ne suis pas vraiment stressée en pensant à mon premier cours, car ça fait longtemps que j’imagine – je dirais même que j’attends – ce jour. Cela va vous faire sourire mais je me suis souvent entraînée à parler aux élèves dans le miroir de ma salle de bain.

Pour ma tenue, j’ai fait le tri dans ma garde-robe : pas de minijupe car je fais assez jeune, mais pas de tailleur strict non plus, ce ne serait pas moi. En fait, j’angoisse plus pour la pré-rentrée, la rencontre avec mes futurs collègues, la découverte de l’établissement… que je ne connais pas. Je n’ai appris qu’hier les classes que j’allais avoir, et n’ai pas encore de tuteur. Du coup, je n’ai pas vraiment pu préparer mes cours… Enfin, pour combler mon vide, j’avais préparé une séquence de 6e, 5eet 4e. C’est tombé pas trop mal puisque finalement j’aurai des sixièmes et des cinquièmes.Lire la suite »

Avant la rentrée, l’angoisse des jeunes profs en quête de formation

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« Mardi 3, ce sera votre première rentrée des classes. Je vous recommande ce moment exceptionnel… Qu’il fasse beau ou mauvais, il flotte ce jour-là une ambiance particulière qu’on n’oublie jamais… » Jean-Michel Coignard, le directeur administratif des services de l’éducation nationale (Dasen) des Yvelines, ouvre par cette touche de vécu, mardi 27 août, la semaine de prérentrée de 290 lauréats au concours de professeur des écoles, affectés dans son département.Lire la suite »

La réforme des rythmes scolaires se met en place en ordre dispersé

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Le Monde , journal n°21340 du Jeudi 29 août 2013, page 10

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La réforme des rythmes scolaires se met en place en ordre dispersé

LE MONDE | 28.08.2013 à 10h29 •  |Par Mattea Battaglia et Claire Estagnasié

Dans une école de Nantes, en septembre 2011.

C’est « le » sujet dont tous les parents d’élèves parlent à cinq jours de la rentrée ; un sujet qui a éclipsé bien d’autres aspects de la « refondation de l’école » voulue par le ministre de l’éducation nationale, Vincent Peillon. Dans les quelque 4 000 communes qui ont choisi de revenir, dès 2013, à la semaine de 4,5 jours d’école – la majorité préférant attendre 2014 –, l’épineuse réforme des rythmes scolaires se fait en ordre dispersé. C’était l’une des craintes mises en avant au plus fort de la contestation, début 2013. C’est aussi ce qu’a souligné, le 27 août, le SNUipp-FSU, principal syndicat du primaire, en présentant les remontées du terrain de 2 000 écoles.

« Que ce soit en termes d’organisation du temps scolaire, de contenu des activités périscolaires, de leur encadrement ou de leur coût, la diversité prévaut dans la mise en oeuvre de la réforme », affirme Sébastien Sihr, secrétaire général de ce syndicat. Une diversité qui rime parfois avec inégalités. Alors qu’à Paris, les 137 000 écoliers ploient un peu sous l’offre – 7 700 ateliers proposés, les mardis et vendredis, dans 662 écoles –, d’autres enfants devront se contenter de peu, selon le SNUipp-FSU, qui a déjà recensé une vingtaine de communes où ce sera« garderie tous les soirs ».

La diversité prévaut aussi dans les emplois du temps. La Rue de Grenelle avait fixé le cadre général, limitant les journées de classe à 5 h 30, en contrepartie du retour au mercredi matin travaillé – ou au samedi, ..

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L’USAP rencontre des enfants défavorisés

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Les joueurs de l’USAP s’entrainent au stade Aimé Giral (Crédit Photo: Claire Estagnasié )

Une rencontre de rêve pour des enfants défavorisés. L’association Table Ronde Française permet à des enfants placés en foyer de rencontrer des joueurs de l’USAP, grâce à l’action « l’Ovale de l’Espoir ». Ils sont 7, âgés de 8 à 12 ans,  venant de la M.E.C.S  ( Maison d’Enfants à Caractère Social) de  Cerdagne à Angoustrine ( 66 ) , à avoir assisté à l’entrainement des joueurs de l’USAP mardi matin.
Claire Estagnasié les a rencontrés

Autographes et poignées de mains leur ont donné un avant goût, avant la haie d’honneur de vendredi soir.

Rappelons que la première de l’Opération « l’Ovale de l’Espoir » avait permis à une vingtaine d’enfants de l’institution Sainte-Marie d’assister au match Castres Olympique-Agen en mars dernier.

Claire Estagnasié pour France Bleu Roussillon

Les résultats du bac 2013 : beaucoup de fébrilité devant les lycées

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Les résultats du bac étaient affichés dans les établissements scolaires aux alentours de 10h ce vendredi matin. Beaucoup d’émotions pour les candidats.

 

Bac 2013 : les chiffres  © IDÉ

Les résultats du bac sont depuis plusieurs années accessibles sur internet. Mais c’est une tradition qui ne se perd pas, les lycéens et leurs familles aiment à se retrouver devant les centres d’examen où sont affichés les reçus, les recalés et les candidats au rattrapage.

Reportage au lycée Rosa Luxembourg de Canet en Roussillon ( 66 ).

 

Claire Estagnasié pour France Bleu Roussillon

Les mineurs sont-ils passibles de prisons pour trafic de drogues ?

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«  Aujourd’hui, un gamin qui fait du trafic de drogues dans les cités ne risque rien, jamais rien avant 18 ans »

Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la République, sur France Info le vendredi 10 mai 2013.

Objection !

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Le député de l’Essonne, lors d’une interview accordée à la journaliste de France Info Raphaëlle Duchemin, regrette « le laxisme » en matière de sécurité, et affirme que les mineurs en France ne risquent rien s’ils se font prendre pour trafic de drogue. Ce n’est pas tout à fait exact.

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La jeunesse vue par Luc Ferry (4/6): « Le diplôme est devenu un facteur discriminant»

La jeunesse vue par Luc Ferry (4/6): « Le diplôme est devenu un facteur discriminant»

«Je réformerai les premiers cycles universitaires, en décloisonnant les filières à l’université afin d’éviter une spécialisation trop précoce des étudiants, en renforçant les passerelles entre toutes les formations du supérieur, notamment entre universités et grandes écoles.»

C’était l’une des promesses de François Hollande, candidat. Un an plus tard, la réforme de l’université est en marche avec pour objectif d’éviter le décrochage scolaire. Car comme l’explique Luc Ferry, «avant, on pouvait réussir sans le bac, aujourd’hui le diplôme est devenu un facteur discriminant.» Un constat exact. Le taux de chômage des non diplômés est près de trois fois plus élevé que celui des personnes qui disposent d’un niveau au moins égal à bac +2.

Voici le quatrième volet de notre série d’interviews avec le philosophe et ancien ministre de l’Education.

Par Claire Estagnasié & Simon Buisson le 07/05/2013