Un test de dépistage du Sida sur la plage proposé par Aides

france bleu

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Des tests SIDA sur la plage ! C’est ce que propose l’association Aides à partir d’aujourd’hui au Bocal du Tech… jusqu’au 1er septembre, les bénévoles vous proposent de vous faire dépister gratuitement et anonymement, tous les samedis et mercredis en fin de journée…
En quelques minutes, c’est fait… on obtient un résultat grâce à une goutte de sang prélevée sur le bout du doigt…
La technique est la même que celle utilisée pour le diabète.
Les bénévoles sillonent la plage en pratiquant le « serviette à serviette », une technique de contact qui favorise dialogue et convivialité.
Claire Estagnasié les a suivi sur la plage du Bocal du Tech…



Pour Lionel Caze, co-président d’AIDES Languedoc-Roussillon, le « serviette à serviette » sur la plage permet de sensibiliser un public plus large, qui ne pense pas forcément à se déplacer dans un CDAG, un Centre de Dépistage Anonyme et Gratuit.

Ce test très simple est proposé par l’association AIDES partout en France pendant le reste de l’année, dans des discothèques et dans les locaux de l’association. C’est anonyme et gratuit.

Claire Estagnasié pour France Bleu Roussillon

Les hommes homosexuels ne peuvent toujours pas donner leur sang

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Les homosexuels masculins n’ont toujours pas le droit de donner leur sang en France, alors qu’est célébrée ce vendredi la dixième Journée Mondiale du Don du sang. Un débat aux enjeux multiples.

Les hommes homosexuels ne peuvent toujours pas donner leur sang

Selon la ministre de la Santé, Marisol Touraine, les hommes homosexuels pourront bientôt donner leur sang. REUTERS/Michael Buholzer

14 Juin 2012. Marisole Touraine, ministre de la Santé nouvellement nommée, donnait son sang pour montrer l’exemple lors d’une visite à un centre parisien de l’Etablissement Français du Sang (EFS). A cette occasion, elle déclarait à l’agence Reuters que le don de sang serait bientôt possible pour les homosexuels : «  On peut et on doit revoir cette politique. La sécurité doit être assurée, il n’est pas question de prendre le moindre risque en termes de transfusion, mais le critère ne peut pas être l’inclinaison sexuelle « . Un an jour pour jour après cette déclaration, cette interdiction datant de 1983 n’a toujours pas été levée. La ministre était revenue sur ses propos le 14 décembre au micro de BFMTV/ RMC avec ces arguments: « Je ne peux lever l’interdiction qui existe que si l’on me donne une garantie absolue que cela n’apportera pas plus de risques pour les transfusés. » Ses prédécesseurs Xavier Bertrand et Roselyne Bachelot avaient aussi fait marche arrière sur le sujet, alors qu’au Québec la loi vient d’autoriser les homosexuels à donner leur sang en avril 2013. Lire la suite »

Mythes et réalités de la garçonne

« Jadis, Dalila émasculait Samson en lui coupant les cheveux. Aujourd’hui, elle croit se viriliser, en raccourcissant les siens ! » : ces mots issus du roman de Victor Margueritte , La Garçonne, paru en 1922 , ont lancé la mode des cheveux courts chez les femmes . Ce best-seller, qualifié de « pornographique » par les critiques de l’époque, a valu à son auteur d’être radié de la Légion d’Honneur, le 2 janvier 1923, accusé de décrire les « scène de débauche les plus répugnantes », par décret du président de la République Alexandre Millerand.

L’histoire de la Garçonne a accompagné une véritable révolution des mœurs et des modes puisque en 1925, soit 3 ans après la sortie de l’ouvrage, un tiers des françaises portent les cheveux courts. Les corsets et robes longues font place aux pantalons, blazers, ou robes fluides, et aux maquillages prononcés. Les cheveux représentant dans la plupart des sociétés le symbole de la féminité, pouvant être rapproché du voile à certains égards, le fait de se couper les cheveux est devenu emblématique de la mode « garçonne ». Ainsi, à l’inverse, Pierre Bourdieu notait dans La domination masculine que les jeunes garçons kabyles se faisaient couper les cheveux au poignard pour les séparer symboliquement de leur mère et les « viriliser ».

Pourtant, le phénomène de la « garçonne » se définit plus comme un précurseur du féminisme qu’une mode vestimentaire. Suivant l’exemple de Monique Lherbier, l’héroïne du roman de Victor Margueritte, les femmes aspirent à être les égales des hommes : elles travaillent, conduisent, fument, ont une vie sexuelle libérée avec des liaisons multiples ou homosexuelles, passent leurs nuits aux dancings et goutent à l’opium. Dans le roman, Monique Lherbier est une jeune fille bourgeoise qui, trahie par son fiancé, transgresse les interdits moraux d’alors, faisant fi de sa « réputation ». Le roman dresse un portait au vitriol de l’hypocrisie des mœurs de la haute société parisienne.

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Couverture de La garçonne, roman de Victor Margueritte (1922)

Présenté par les éditions Flammarion comme « le roman le plus scandaleux qu’on ait jamais écrit », La Garçonne est devenu l’objet littéraire symbolique des Années Folles. Les « garçonnes » des années 1920 étaient-elle des précurseuses des mouvements féministes d’aujourd’hui ou un phénomène de mode passager ?

 Le terme même de « garçonne »,apparu sous la plume de Joris-Karl Huysmans en 1880, n’a été popularisé qu’avec le roman de Victor Margueritte. Ce néologisme a été largement repris pour désigner un mouvement d’émancipation des femmes de 1919 au crach boursier de 1929, notamment à Paris. Coco Chanel a été l’une des figures de proue du phénomène garçonne, qui ne désigne pas seulement une mode vestimentaire mais surtout une libéralisation des mœurs et un rejet du patriarcat de la société.

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Trois questions … au pédopsychiatre Stéphane Clerget

Trois questions … au pédopsychiatre Stéphane Clerget

DECRYPTAGE –  Selon l’expert pédopsychiatre Stéphane Clerget, le projet de loi pourrait permettre de réduire l’homophobie en France.

Crédit photo: Facebook

Avez vous l’impression que les débats autour de ce projet de loi attise l’homophobie en France ?

Ce projet de loi « Mariage pour tous » est un puissant facteur de lutte contre l’homophobie, en donnant les mêmes droits à tous quelle que soit leur orientation sexuelle. La possibilité d’adopter pour un couple homosexuel, qui découle de la loi sur le mariage, permettra à des jeunes d’affirmer leur sexualité. Ainsi, les homosexuels se sentent en mesure de bâtir des projets de vie, d’envisager de fonder une famille. Les Français sont très sensibles au caractère légal du mariage. Cette institution est un facteur de paix social. Il est positif pour le bien-être de chacun et pour lutter contre l’individualisme. Lire la suite »