Vincent Peillon veut faire rimer « rentrée économique » et « consommation responsable »

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À trois jours de la rentrée, le ministre de l’éducation nationale Vincent Peillon a appelé à voir se généraliser le « kit collégien ». Vendredi 30 août, accompagné de Dominique Bertinotti, la ministre déléguée à la famille, il s’est rendu au collège Jules Ferry de Mantes-la-Jolie (Yvelines), pour assister à une distribution de kits de fournitures scolaires aux élèves de sixième souhaitant participer à ce dispositif. Une démarche qui a suscité l’enthousiasme des parents d’élève puisque un tiers des familles concernées y ont participé.

Le but ? Réduire la facture des familles lors de la rentrée des classes, qui a augmenté de 0,3% par rapport à 2012 (alors que l’inflation globale est de 0,9%), tandis que l’allocation de rentrée scolaire, a été augmentée de 1,2% cette année.Mais aussi faire gagner du temps aux parents, renforcer le partenariat familles-collège et assurer l’égalité entre les élèves.

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Témoignages de jeunes profs : « J’angoisse plus à l’idée de rencontrer mes futurs collègues que mes élèves »

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Ils seront près de 40 000 nouveaux enseignants à vivre leur première rentrée des classes mardi 3 septembre. Trois d’entre eux racontent leur impatience doublée d’appréhension.

  • « Je me suis souvent entraînée à parler aux élèves dans le miroir de ma salle de bain », par Marie, professeur de français dans un collège public des Yvelines

Enfant, j’ai toujours aimé jouer à la maîtresse. J’ai aussi beaucoup aidé ma sœur cadette à faire ses devoirs. L’année dernière j’ai suivi un master enseignement, après mon master 1 lettres classiques : je voulais avoir une formation orientée vers le concours, avec une dimension pratique, car c’est trop difficile de le passerseule.

Je trouve que la formation des professeurs actuelle est trop légère, trois heures par semaine c’est trop peu pour se sentir à l’aise dans la classe ! Actuellement je suis en stage de pré-rentrée, mais ces quelques jours arrivent trop tard. Heureusement que j’ai fait des stages de mon côté, ça m’a beaucoup aidée. J’avais un tuteur extraordinaire qui m’a accompagnée au début, puis m’a laissée seule face à une classe d’un collège parisien. Il faisait l’appel, et après je faisais cours.

Lors du deuxième jour de stage de pré-rentrée, j’ai un peu changé la vision théorique que j’avais de l’enseignement. Nous avons discuté avec les formateurs de la façon de gérer les difficultés, avec des mises en situation concrètes. Pourconfronter nos approches, nous nous sommes répartis par groupes. Là, je me suis dit que les fiches de renseignement que je comptais demander à mes élèves ne sont pas indispensables, et peuvent même gêner les élèves aux situations familiales compliquées. Je vais plutôt leur demander un petit autoportrait.

Si je réfléchis bien, je ne suis pas vraiment stressée en pensant à mon premier cours, car ça fait longtemps que j’imagine – je dirais même que j’attends – ce jour. Cela va vous faire sourire mais je me suis souvent entraînée à parler aux élèves dans le miroir de ma salle de bain.

Pour ma tenue, j’ai fait le tri dans ma garde-robe : pas de minijupe car je fais assez jeune, mais pas de tailleur strict non plus, ce ne serait pas moi. En fait, j’angoisse plus pour la pré-rentrée, la rencontre avec mes futurs collègues, la découverte de l’établissement… que je ne connais pas. Je n’ai appris qu’hier les classes que j’allais avoir, et n’ai pas encore de tuteur. Du coup, je n’ai pas vraiment pu préparer mes cours… Enfin, pour combler mon vide, j’avais préparé une séquence de 6e, 5eet 4e. C’est tombé pas trop mal puisque finalement j’aurai des sixièmes et des cinquièmes. Lire la suite « Témoignages de jeunes profs : « J’angoisse plus à l’idée de rencontrer mes futurs collègues que mes élèves » »

L’USAP rencontre des enfants défavorisés

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Les joueurs de l’USAP s’entrainent au stade Aimé Giral (Crédit Photo: Claire Estagnasié )

Une rencontre de rêve pour des enfants défavorisés. L’association Table Ronde Française permet à des enfants placés en foyer de rencontrer des joueurs de l’USAP, grâce à l’action « l’Ovale de l’Espoir ». Ils sont 7, âgés de 8 à 12 ans,  venant de la M.E.C.S  ( Maison d’Enfants à Caractère Social) de  Cerdagne à Angoustrine ( 66 ) , à avoir assisté à l’entrainement des joueurs de l’USAP mardi matin.
Claire Estagnasié les a rencontrés

Autographes et poignées de mains leur ont donné un avant goût, avant la haie d’honneur de vendredi soir.

Rappelons que la première de l’Opération « l’Ovale de l’Espoir » avait permis à une vingtaine d’enfants de l’institution Sainte-Marie d’assister au match Castres Olympique-Agen en mars dernier.

Claire Estagnasié pour France Bleu Roussillon

La mascotte de la sécurité routière prend ses quartiers d’été

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Connaissez-vous Sam, « celui qui conduit, c’est celui qui ne boit pas » ?
Tout l’été, vous pourrez apercevoir la mascotte de la sécurité routière sur les plages du département, avec les bénévoles de « Route 66 », l’association de prévention routière.
Leur dernière campagne ? La prévention auprès des jeunes sur la plage. L’association cible plutôt les 18-30 ans, une tranche d’âge imprudente … mais tout de même bien informée sur les risques de l’alcool.

Claire Estagnasié a suivi les bénévoles sur la plage d’Argelès-sur-Mer.

Depuis 12 ans, l’association affrète des bus le samedi soir entre Perpignan et Canet-en-Roussillon pour transporter les clients des discothèques.

Nadia est bénévole. Aborder les jeunes sur la plage permet de mieux faire passer le message.


Rappelons que 12 personnes sont décédées sur les routes du Languedoc Roussillon en juin dernier.
Prudence donc : boire ou conduire, il faut choisir.

Claire Estagnasié pour France Bleu Roussillon

La jeunesse vue par Luc Ferry 6/6 : «L’immense majorité des jeunes ont envie d’être utiles dans la cité»

La jeunesse vue par Luc Ferry 6/6 : «L’immense majorité des jeunes ont envie d’être utiles dans la cité» 

«C’est, finalement, le privilège de la jeunesse de penser qu’elle peut changer le monde, de croire qu’il est possible d’avoir un destin plus grand que soi. (…) L’engagement doit donc être au cœur de ce qu’une société peut offrir à une génération.»

C’est ce qu’affirmait François Hollande dans ces vœux à la jeunesse, au début de l’année 2013. Pour Luc Ferry, l’engagement des jeunes a certes changé depuis mai 68 mais il demeure présent. «L’immense majorité des jeunes ont envie d’être utiles dans la cité», explique celui qui a imaginé le service civique au sein du Conseil d’analyse de la société. Un service civique que François Hollande a promis de faire monter en puissance. 100 000 jeunes par an d’ici à 2017, soit 15% d’une classe d’âge, devraient en bénéficier. Voicile dernier épisode de notre série de rencontres avec le philosophe et ancien ministre de l’Education.

Par Claire Estagnasié & Simon Buisson le 08/05/2013

La jeunesse vue par Luc Ferry (5/6) : « Les jeunes Français sont les plus pessimistes du monde»

La jeunesse vue par Luc Ferry (5/6) : « Les jeunes Français sont les plus pessimistes du monde»

«Je veux redonner confiance dans l’avenir et retrouver la promesse républicaine, et d’abord pour notre jeunesse. En permettant à chaque génération de vivre mieux que la précédente.»

Cette promesse figure dans le programme de François Hollande. Qu’en est-il un an après son élection ? Selon Luc Ferry, la principale raison du pessimisme des jeunes Français est à chercher dans la mondialisation et la disparition de l’Etat. Seulement 17 % des jeunes Français sont optimistes, concernant l’avenir de leur pays, soit «le même niveau que les Irakiens», note l’auteur de La Politique de la Jeunesse.Retrouvez le cinquième épisode de notre rencontre.

Par Claire Estagnasié & Simon Buisson le 08/05/2013